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Poésie

Stephane Martial, Poète

Explication

Stephane MARTIAL, poète
Vit à La Haye du Puits
JPEG-A publié quatre recueils de poésies :
« FACE A LA PORTE ETROITE » (Prix Louis Bouilhet 2005)
« RIME ET PROSE EN POESIE » (Prix Pierre Corneille 2006)
« ECRIT D’OMBRE » 2007
« EN AMONT DU TUMULTE » 2008

La poésie de cet auteur peut se définir comme une recherche permanente sur la possibilité qu’ont les mots cette enveloppe sonore ainsi que leur association inédite « les images poétiques » d’évoquer un ailleurs musical et sonore.

Qu’est ce que la poésie ?

Stephane MARTIAL pour la « Rencontre autour d’un Verre » du 18 avril 2008

De la difficulté d’en cerner les contours.

La poésie ce n’est ni de la musique, ni de la peinture, mais un langage qui empreinte à ses deux arts tout en s’en distinguant par sa forme : l’écriture.

La poésie c’est un dépaysement , reflet bigarré d’une époque avec ses couleurs et ses formes dans le kaléidoscope de chaque auteur :
Dépaysement sonore avec la rime, l’assonance, l’allitération...ses rythmes et ses harmonies.
Rythmes ; retour du semblable.
Harmonies ; mélange des sons, des couleurs et des sens. Apparence statique d’une harmonie (peinture, sculpture, architecture) ; apparence dynamique d’une harmonie ( danse, musique et poésie).
Puisant aux sources du langage, elle est murmure, chant, incantation
Elle évoque par le choix de ses sujets des moments familiers tirés du quotidien.
Elle invoque une puissance créatrice, jamais définitive, toujours mouvante.
Dépaysement visuel par le recours à l’image poétique.
Définition : conjonction de mots aux sens différents mais qui associés trouvent une résonance dans un autre registre que celui qui leur était destiné séparément
Pour Roger Caillois, l’image fertile se tient à égale distance entre la banalité qui la rend inutile et la gratuité qui la prive d’efficience.
Exemples : « Les essaims de silence aux ruches de lumières » St John Perse.
« un vaste grenier sonore comme une cale d’un navire » Giono
« les nuages nageaient comme des poissons avec de l’ombre sur le ventre ».
Les poèmes du poème:IV (Extrait d’"Ecrit d’ombre")

De la difficulté d’en sonder la profondeur.

- Pourquoi et pour qui écrit-on ?
On écrit pour se faire comprendre d’un Autre mais aussi pour comprendre l’Autre en soi, car écrire c’est une façon de s’approprier ce qui est éphémère, d’échapper au débordement du présent, d’arrêter ce qui s’enfuit.

On n’écrit pas pour plaire mais pour sacraliser un instant privilégié, s’observer à la lumière d’une subjectivité tournée vers la reconnaissance de l’Autre.
Etant entendu que cette chose évolue sans cesse : pas plus qu’on ne se baigne deux fois dans le même fleuve, on n’écrit pas deux fois le même poème...
Car écrire de la poésie, c’est retrouver l’unicité de la Nature sous la variété de ses formes.

- Qu’est-ce qu’écrire ?

Ecrire en général, Jack London : la Parabole du vieil indien.
Braque : « je ne crois pas aux choses mais aux relations entre les choses ».
En matière de langage tout est socialisé, le langage n’appartient à personne.
Un des caractères spécifiques de la poésie c’est qu’elle est acte de création.

C’est en quelque sorte se souvenir de ce qui n’existe pas encore mais qui se joue depuis toujours entre une soif de devenir et une conscience de sa finitude.
La magie de la poésie à mon sens, c’est de créer des images qui me regardent et qui réfléchissent cet Autre que chacun porte en soi.

Pour R.Caillois, la poésie est un équilibre entre une exigence de soi et un génie involontaire.

Dans la nature comme dans le langage les formes sont régies par deux états : symétrie et dissymétrie.

Le langage repose sur deux principes : la relation des signes entre eux et la relation des signes aux choses. C’est suivant ces deux principes que s’inscrivent le recours à la métonymie et à la métaphore qui sont les deux principales figures de rhétorique. Elles ont donné tantôt l’école réaliste ( Tolstoï), le cubisme, tantôt les romantiques, symboliques et surréalistes.

Les signes du langage tiennent à la fois des signes auditifs, dont le temps est le système structurant (simultanéité et succession) et aux signes visuels, dont le signifiant peut être abstrait du temps mais fait intervenir la reconnaissance spatiale.
Roman Jacobson, utilise une image pour définir la poésie :
En Afrique, un missionnaire blâmait ses ouaïlles de ne pas porter de vêtements.
Ils répliquèrent que lui allait la figure découverte. C’est ma figure dit-il.
Hé bien, chez nous c’est partout notre visage.
En poésie, tout élément linguistique s’y trouve converti en figure du langage poétique.

R.Caillois : La poétique serait l’ensemble des signes, au-delà des mots, des phrases, des objets, des choses, des émotions et de situations.
Donnant à chacun l’espace d’une seconde la perception d’une énigme dont il présume qu’il est le seul à en détenir la clef.

De la difficulté d’en mesurer la portée

Selon Antonin Artaud, pour que le langage retrouve ses possibilités d’ébranlement physique, il doit être mis en scène.
Il faut déterminer une métaphysique du langage pour retrouver les sortilèges de l’incantation.

Tout vrai sentiment est intraduisible. L’exprimer c’est le trahir,
Le traduire c’est le dissimuler.
Car l’expression cache ce qu’elle manifeste.
L’image ( la figure qui masque ce qu’elle voudrait révéler) est plus significative pour l’esprit que les clartés apportées par l’analyse de la parole.

La vraie beauté ne frappe jamais directement. Le soleil couchant est beau par ce qu’il nous fait perdre...

Sous la poésie du texte, il y a la poésie tout court : le théâtre qui est renouvellement.
L’attitude de guérison invite à la guérison.
L’attitude de crime invite au crime.

Or au théâtre, le geste est désintéressé ; il enseigne donc à l’inutilité du geste, l’utilité de cette inutilité est la sublimation ou catharsis (purification et libération des tension).

Artaud a donné à ce théâtre le nom de cruauté.

Pour relire ce texte : cliquez ici

Qu’est ce que la poésie ?
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